disquepenchDans un CV, on ne parle pas de ce qu'on n'a pas réussi, encore moins de ce qu'on a raté.

Un CV n'est pas fait non plus pour tirer des plans sur la comète : pas question d'y expliquer comment on pense changer les choses, encore moins les révolutionnner.

C'est de tout ça dont je veux parler dans ce blog (dont le nom de domaine, Manice.org, est hérité d'un ancien site web dont je reparlerai). J'espère qu'il permettra à celles et ceux avec qui je pourrais travailler demain - ou plus tard - de mieux me connaître et qu'il trouveront dans ces pages des éléments d'information ou de réflexion intéressants. 

Ce blog ne suivra pas de plan particulier. Je n'en ai pas fait. Je n'en ai pas. Essayer d'apporter quelques idées constructives sera ma seule ligne directrice. Le fait d'évoquer mes ratages professionnels devrait m'y aider : les échecs sont une source d'inspiration relativement puissante.

Commençons par une expérience récente qui m'a donné l'occasion de réfléchir : l'analyse de l'audience des sites Web des cinémas et l'étude du comportement de leurs visiteurs.

logo google analyticsQuand je me suis lancé dans l'édition d'un site web sur le cinéma numérique il y a une dizaine d'années, j'ai découvert l'incroyable richesse d'informations que peut fournir Google Analytics sur le profil et les pratiques des internautes. J'ai cherché à en apprendre le plus possible sur cet outil puis sur un autre, Google Tag Manager, qui permet d'étudier le comportement des internautes. C'est assez passionnant, parfois prise de tête aussi... J'ai récemment appliqué mon savoir-faire à l'étude de plusieurs sites web de cinémas. Voilà l'histoire. 

market digitalLes professionnels du cinéma français sont très soucieux de diversité : ils déplorent le fait que beaucoup de films passent inaperçus quand ils sortent sur les écrans, noyés sous le flot des campagnes promotionnelles massives en faveur des blockbusters. En théorie, internet corrige ce déséquilibre : sur les sites des cinémas, tous les films ont droit à la même présentation (une affichette, quelques lignes de synospis, les vidéos des bandes-annonces, quelques photos et les horaires des séances). Comment les internautes réagissent ils à cette offre ?

chiotassesQuand je me suis lancé dans le cinéma numérique, quelques années avant qu'il arrive dans les salles, c'était d'abord pour voir se concrétiser des rêves : des films à l'affiche dans n'importe quel cinéma (une copie numérique ne coûtant presque rien), des concerts projetés live sur grand écran, .... Ces rêves sont devenus réalité mais la réalité n'a pas été à la hauteur.

netflixabrasIl est toujours facile de se moquer a posteriori des gens qui se sont trompés mais c'est tellement bon. Les professionnels du cinéma se sont souvent trompés, à chaque fois pour de bonnes raisons. Au début des années 50 par exemple, les producteurs et les exploitants de salles américains avaient décidé qu'ils ne laisseraient plus leurs films passer à la télévision. Ils jugeaient qu'ils gagneraient plus d'argent en les ressortant régulièrement dans les salles qu'en les vendant sous forme de droits aux chaînes de télé. Le raisonnement était bon, à court terme.